Union Nationale des Scolaires et Etudiants du Bénin (UNSEB)
01 BP 1012 Cotonou, Tél: / 96252984/ 67844191/95270851/ ; Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.;facebook: syndicat unseb
Enregistré au MISAT sous le N°94/168/MISAT/DAI/ASSOC du 05/10/94
SOUTIEN DE L’UNSEB A LA GREVE DES ENSEIGNANTS
Depuis quelques semaines, nos aînés enseignantes et enseignants de l’enseignement maternel et primaire sont en grève pour réclamer de meilleurs conditions de vie et de travail. Les mobiles de la grève sont liés aux principaux points que voici :
- Le respect des libertés syndicales;
- La prise des arrêtés d’applications du décret portant Statuts Particuliers des Corps Personnels de l’enseignement ;
- L’organisation des différents concours de recrutement (Enseignants, CAF-CP ; CAIP, Formateurs des ENI et consorts) pour mettre fin au déficit qui secoue le système éducatif.
ORGANISATION POUR LA DEFENSE DES DROITS
DE L’HOMME ET DES PEUPLES (ODHP)
2005 / 0061 / DEP - ATL -LITT / SG / SAG – Assoc-JORB N°4 du 15 février 2005
08 BP 1114 Cotonou (Rép. du Bénin)
Tél : (229) 97 68 49 31 / 97 39 10 22 / 97 26 36 20
INTERDICTION D’OCCUPATION DES ESPACES PUBLICS PAR LES RELIGIONS
UNE MESURE ANTICONSTITUTIONNELLE INJUSTIFIABLE
Dans la suite de l’opération de déguerpissement forcé des espaces publics, le préfet du Littoral, Modeste Toboula a fait déguerpir les fidèles musulmans en pleine prière le vendredi 27 janvier à la mosquée centrale de Cadjèhoun à Cotonou. Devant les protestations des fidèles, de leur clergé et de l’opinion nationale, le gouvernement monte au créneau pour s’expliquer. Dans leur sortie médiatique chacun des ministres y est allé dans tous les sens. Voyons quelques-uns de leurs argumentaires rapportés par les journaux. Le ministre Djogbénou dit notamment : « …quelques soient les confessions : musulmanes, chrétiennes et religions endogènes, l’expression de la foi ne doit plus consister en l’occupation des espaces publics. Nous le faisons en application de la Constitution. Nous le faisons parce que le Bénin, notamment nos grandes villes, ont vocation à être des villes modernes. Il n’est pas non plus dit, qu’il n’y aura pas des espaces pour exprimer sa foi. Il y a des espaces comme les stades…..Désormais, vous imaginez que les grandes manifestations, le chemin de la croix par exemple, ne devraient plus être faits dans l’occupation des espaces publics…. » (Le Matinal N°5010 du 30 janvier 2017). Le ministre de l’intérieur Sacca Lafia renchérit : « Que ce soit une messe d’anniversaire, de décès ou une prière musulmane dans la rue, pour de simples mesures de sécurité, le gouvernement l’interdit....Un quidam peut foncer avec son véhicule sur des musulmans en pleine prière au bord des routes…. » (Idem).
DECLARATION DE L’ODHP
Il y a 40 ans, l’agression du 16 janvier 1977
Le 40ème anniversaire de l’agression contre le Bénin a été célébré une fois encore dans la sobriété traditionnelle. A l’occasion, l’armée a organisé une cérémonie de dépôt de gerbes à la Place des martyrs (débaptisée Place du souvenir). Et ensuite, une opération de don de sang par les militaires dans toutes les garnisons.
C’est ce que nous apprend « L’Evènement précis » du 16 janvier 2017 citant les propos du Colonel Jean Galber Boco, Directeur de la participation de l’armée au développement.
Le dépôt de gerbes a eu lieu en présence de certains parents et amis des martyrs. « Parmi eux, la fille aînée de l’adjudant Mathieu Tossou, Delphine Tossou. A l’occasion, elle s’est insurgé contre le traitement auquel ont eu droit les enfants de ces soldats qui avaient défendu la patrie. « On a eu l’indemnisation, après 29 ans. Ce qui nous fait mal, c’est que les commanditaires ont été dédommagés. Ceux-là qui sont morts, on les a laissés, si ce n’est pas cette place seule qu’on appelle place du souvenir. Pour nous, ce sera toujours la Place des Martyrs » a-t-elle déclaré. Elle a également profité de l’occasion pour exhorter les gouvernants à mieux penser les choses (in "Actu-matin" en ligne).